A Pierre de Villiers
A
Pierre de Villiers.
Mon
Général
« C’est inacceptable » dirait
Manolo :
A
lui seul, l’autre, mérite le tribunal de l’ignominie.
*
A
Lui, la France. C’est un homme de Bien.
A
l’autre la sournoise finance. Toi, tu n’es rien.
Lui,
c’est un Homme. Toi tu es son ombre.
Lui
construit la grandeur, toi les décombres.
Lui,
connait le prix du sang
Le
poids de l’angoisse et de la peur
Toi,
l’autre, peut-être le prix des croissants beurre
Ou
des bonbons et des biscuits.
Lui
il a tout de l’Homme
C’est
un héros
L’autre,
un coquelet déplumé.
Il
n’ a que des grelots.
A
lui la confiance, à l’autre la défiance
Nous
ne disons pas avec respect, Général nous voilà
Mais
à l’autre, avec rage, lui disons « nous voici ».
A
vous la France la plus haute et la plus fière
A
l’autre, la dégradée de la finance
Où
ses doigts, seul, à ses yeux se fiancent.
Lui,
c’est Philippe Auguste et François 1er
Le
sang bat au cœur de Bouvines et sur le pont d’Arcole
Où
flamboie déjà le cœur de De Gaulle.
L’autre,
le freluquet, c’est Triboulet
Accroché
à ses hochets
Attendant
qu’un Bonaparte vienne le déloger.
Il
est tout en mimiques
En
gestes glaireux, en caresses déplacées
Tout
en grimaces rampant comme limace.
Lui
c’est la fidélité, l’honneur, l’amour
L’autre
c’est l’hubris et c’est l’herpès.
Lui
c’est la flamme, la droiture, la classe
L’autre
c’est la frime, la courbe, la glace.
Il
a de Mélenchon ce côté grinchon
Mais
plus violent, bien plus qu’on ne le croit ;
De
Le Pen, le regard ; de Dupont
Geignant
la langue hésitante
De
Wauquiez, une bribe d’intelligence
Mais
beaucoup moins grande ;
De
Bayrou, cet opportunisme en plus voyou
De
Hollande, l’humeur bécassine
Mais
moins joyeuse
De
Sarkozy, l’énergie
Mais
que dans les zygomatiques.
Et
ce godichon se permet de faire la leçon !
Lui,
sur son front, c’est tout l’azur qui rayonne
Tandis
que scintillent en ses yeux, à Lui, tranquille
La
haute noblesse des étoiles.
A l’autre, engoncé dans la raideur de son
manteau
On
y voit s’y noyer l’âme sinistre et, de la même couleur.
L’Attila
d’Attali, il est celui-ci, là, l’autre.
Lui
c’est la France profonde :
Honneur
et loyauté, vous êtes demeuré
Sous
son méprisable mépris
A
l’autre la face glauque, le faciès immonde.
Lui
c’est le courage
L’autre
c’est l’outrage ;
Lui
le goût de l’effort
L’autre
celui du confort.
A
lui la franchise, la bienveillance douce du père
L’autre,
l’hypocrisie, la méfiance des chiennes amères.
A
lui les vertus cardinales
A
l’autre la défiance
A
lui la sainte confiance
A
l’autre le vice, cloacal.
A
lui l’horizon dégagé, la vision, la connaissance ailée
A
l’autre la suffisance
A
lui la joie, le bonheur, les épousailles
A
l’autre l’ennui, le dégoût, la peste, la canaille.
Mon
général, nous sommes vôtres.
Lui,
chef d’Etat major
L’autre,
tout juste le bec de la plume de sergent
Histrion
politique.
Certes
tous deux ont de la prestance
Mais
elles ne sont tout de même pas de la même élégance !
Lui
a la simplicité redoutable d’une fine lame
L’autre
de l’épée n’en a que le quillon.
Lui
dans la démarche à la souplesse du félin
L’autre,
la godiche, la démarche en godillots du fifrelin.
Sur
Lui, la boue des dures campagnes laisse des auréoles
Sur
l’autre, elle demeure tache de graisse
Et
de glaise glaireuse jusqu’en la mémoire.
Lui
c’est la gloire, la force, la beauté
L’autre,
la désillusion, la honte, la lâcheté.
Lui
porte la Légion d’Honneur : le juste fruit de l’auguste devoir
L’autre,
n’a qu’un ruban de vulgaire tissu sans
en avoir l’étoffe
Son
honneur, c’est la légion des bévues
Son
droit.
A
lui, honneur, dévouement, patrie
L’autre,
son allégeance, à l’argent être soumis
Et
il rêve d’être l’étoile qui nous guide
A
lors que Lui,
Ce
sont les étoiles qui le prennent pour guide.
Lui,
il subjugue, l’autre asservit
Il
fonce, l’autre défait, écrase.
Il
gagne des batailles
Il
les défait, il les vide
Car
il est le vide.
Il
dégorge, il désaccouple, il soutire, il
expulse, il épuise, cet éhonté
Fidélité ?
Tristesse !
Honneur ?
Bassesse !
Bonheur,
joie, Il nous fait vibrer, son moi est humilité.
L’autre
n’est que détresse, pleurs, lamentations,
Plaintes
et complaintes dont il s’en vante et se goinfre.
Il
est l’humiliant
Nous
sommes les humiliés.
Lui,
de type, il n’en est pas de plus chic.
L’autre,
il n’en est que le pauvre.
Lui
c’est le droit fil de la France.
L’autre
la filiale du néant.
De
la France, Lui, c’est le lys.
L’autre,
le lit de la souille.
Pour
Lui, un régiment, une brigade, une division en entier
Au
feu s’y jetterait, encore en chantant !
Pour
l’autre, rien, ni personne, pas même le bout de la queue d’un rat.
Sur
sa poitrine à Lui les médailles sont des sourires
Des
mémoires, des rêves, des victoires et des blessures.
L’autre,
l’imberbe, pas l’ombre d’un poil
Que
de la graisse d’argan de quelque hammam d’arrière courée
Là
où se réfugient les femmes en se voilant.
Pour
lui, son amour c’est sa patrie, son pays, sa famille.
L’autre,
l’amour est un poids: sans chiffre, inutile ;
Sans
intérêt : sans agios ; sordide, délirant, libidineux.
Lui
c’est le sens du sacrifice.
L’autre :
l’égoïsme, l’Hybris
La
trifouille, la magouille, l’arrangement, la bassesse, la tristesse
Le
calcul, la perfidie toujours,
La
bougrerie, le parjure, la vaine promesse, le mensonge
Dont
il affuble ce qui n’est pas lui et qui jamais ne luit.
Souvenez-vous,
dans un discours, des premiers
Il
se trompe, il bafouille : ce n’est pas de sa faute
Ce
n’est pas lui qui l’a écrit !
Souvenez
vous, il dresse un plan ça ne marche pas
Ce
n’est pas de sa faute mais celle des précédents gouvernements
Qui
se sont succédés depuis trente ans !
La
faute c’est toujours l’autre, l’autre sa hantise, lui qui est le chef
Contesté,
incontestable
Détesté.
L’autre…lui
là, lui …
Lui
qui n’est pas Lui, qui n’est pas son moi ce qui le rend fou
Ce
jaloux.
L’autre,
oui, le jaloux
Aux
affres de la déchirure
Entre
Patrocle, Laïos et Jocaste
Avec
enfouie au fond de lui la peur
De
laisser entrevoir qu’il n’assume pas
Alors
que Lui, impassible, la force, la paix, la puissance, le calme
Sur son chef l’aura d’Apollon
Lui,
seul, Sol invictus
Pendant
que l’autre vitupère, tempête, crie, vocifère
Luciférien
dans le vortex de son nombril
Où
gitent ensemble
La
trouille et le syndrome de la grenouille
Sachant
qu’il n’est pas !
Alors
que Lui
La
bravoure, la valeur, l’assurance,
Le
sang froid, la fermeté, le cœur
La
décision, la sagesse, l’aplomb, l‘ardeur tranquille
Et
que l’autre dans les ors se vautre
Caligula
invitant Incitatus dans ses
vaisselles nouvelles !
Présomptions,
crâneries et bravades, fanfaronnades
Qui
n’ont que pour seule couronne celle de l’affront
Cet
autre, ce don Quichotte martial en bottes de cellophane
Baignant
dans sa vacuité.
Alors
que Lui est quelqu’un
L‘autre
est quelconque.
Lui,
continue l’audace de Bigeard
La
ténacité de Massu, l’allant de Chirac
Comme
ces trois Il exposa sa peau
Pour
sauvegarder la nôtre.
L’autre,
de la peau, n’en caresse que la banane.
Il
est de la race à Cahuzac s’évitant la prison
Il
est de l’écœurant chainage à Fillon
C’est
une icône à la Ghosn et de la compagnie du Gaz
Juste
bon à s’essuyer les pieds sur du chiraz.
Se
prétentions agacent
Il
est son propre miroir
Le
mime disgracieux de la grâce.
Lui,
prolonge en silence l’inflexibilité de
Jean
de Lattre de Tassigny
Lui,
c’est la trempe de Leclerc de Hautecloque
Tandis
que l’autre….
Ce
Triboulet de basse-cour
Ce
réticule, ce résidu, ce déchet
Cet
insupportable, ce dégénéré
Qui
accentue notre décadence
Qui
de nos ennuis, mène la danse
Et
nous flanque des contredanses
Celui
là, l’ignoble ; celui là, l’indigne
Ce
sous chef du gang à Benalla
Essaime
la gangrène.
Lui,
en véritable Alexandre
Muet,
assume les coups comme le fit avant lui
Cet
autre Lui, celui qui Est
Portant
la Croix.
L’autre
Il
n’a aucune fibre pas même celle du bois
Rêvant
en maréchal d’opérette
L’autre
là, tout à la gouverne d’une chambrée de soubrettes.
Poutine
l’a murmuré :
A
la France il n’est qu’une rustine.
Trump
s’en fait un régal
Pour
ce gamin pas un centime !
Lui,
qu’il honnit, est un pilier au pied d’airain
L’autre,
un sacrilège, la schlitte bruyante d’une chute de rein !
Encore
pour l’éternité
Plus
mondain que Jacques Chazot, moins brillant que Brialy
Moins
généreux que Bergé
N’ayant
que les soupirs de ces trois réunis.
L’autre
là, lui, l’ânon du troupeau.
Le
pissat, la colonne de Rambuteau
Le
bassin, le pot, l’entrepôt et le dépôt :
L’hypostase !
Lui,
il sauve la France à lui-seul.
L’autre,
bien que micron, la déshonore.
Lui,
ce sont le triomphe, les palmes, l’ovation, l’exploit
Le
succès, les trophées, les lauriers !
L’autre :
le faste, la déconfiture, le revers, l’échec, la débâcle
La
chute, le fiasco, le marasme, le naufrage.
A
Lui le rameau !
A
l’autre ?
Allez,
par pertes et profits
Une
non-valeur.
La
ramure au sombrero
Du
zéro.
JP
Payen
21/11/2018

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