Les Philippe
Les
Philippe
Parler
de Pétain oubliant Foch
Etouffer
sous le boisseau le père la Victoire : Clémenceau
Allons,
ce n’est pas sérieux pour un qui se voudrait du galon!
Le
maréchal fut le professeur du lieutenant de Gaulle.
Deux
hommes, deux attitudes, deux rocs, deux sibylles.
Sauver
ce que l’on peut : cause- effet d’un état major sénile.
Sauver
ce que l’on doit : cause-effet de l’Histoire.
Tous
deux par amour, les deux pour mémoire.
La
France d’un même corps coupée en deux souffles.
Résister
à tout prix, mais quel prix ?
L’un
dans les brumes de Londres l’autre dans les boues de Vichy
Tous
deux dans la mélasse.
Deux
poumons d’un même corps malade
Torturé
dans l’attente avec pour fièvre la terreur.
Qui
a raison ? Où alors est l’erreur ?
Partout
l’horreur.
Quelque
président en goutta de la francisque.
Atermoyer
devient pactiser, comporte des risques
Jusqu’à
la ligne de démarcation quand elle fut démarquée en 42.
La
division et l’amalgame sont vues simplistes et armes simplettes
Surtout
quand il faut choisir son camp alors
qu’on a les pieds dedans !
Car
qui ne dit mot consent : est-ce vrai ?
Le
temps de souffler un peu, de gagner du temps, d’y voir clair, de se réorganiser
Si
on nous en laisse le temps !
Mais
le temps presse.
Ne
faut-il pas laisser du temps au temps ?
A
ce qu’il paraît…peut-être un peu trop facile…peut-être
Y
compris pour les imbéciles.
Pactiser
pour respirer un peu, espérer même, tout en minant le terrain
Pour
un après qui sera l’après demain.
Et
de quel côté sont les apprêts du Diable ?
Et
le temps de l’orgueil des élites collaborant
Vint
celui d’une partielle collaboration
Piège
et comme tous les pièges, tenace
Sous
la botte et la menace.
Que
fallait-il faire alors ?
Fut
fait ce qui fut.
Les
deux par devoir. Tous deux par sacrifice. Tous deux par vision.
L’un l’œil fixé sur le vague futur. L’autre l’œil sur
le néant du présent.
Lequel
fut Caïn et de l’autre, l’Abel ?
Le
premier au jeu d’Abraham confina l’autre en celui du Rédempteur
Oui,
mais la question juive
La
Question juive….demeure !
Sous
la démente houlette, toujours, de la jalouse Eglise
Que
l’Etat-Roi, fleurdelise.
En
1214 un certain Philippe
Contre
Othon empereur d’Allemagne…encore et déjà
/
Nos très lointains cousins germains
De
surcroit, voisins /
Auguste
de naissance
Chassa
les juifs du royaume
Avec,
il est dit, une certaine aisance.
En
1254 …ces quatre décidément…indécents !
Paraît
que nous avons là un peuple déicide
D’après
un converti…à nos injustices.
Un
certain Louis IX petit-fils du précédent
Plus
ambivalent
Suite
au Quatrième concile de Latran, vraiment !
Leur
imposa, aux juifs, le port de la double rouelle
L’une
au cœur et l’autre, en suggestion de la croix, sur le dos.
De
plus il s’offrit le premier autodafé flambant vif
De
plusieurs centaines d’exemplaires de la Thora
De
quoi leur ouvrir le chemin d’une incéleste croix.
Quant
au petit-fils, de ce saint d’Eglise
Philippe
le Bel-liqueux
Philippe
Quatre…récurrent
Il
les expulsa lui, les juifs, après les avoir
Pillés,
dépouillés, humiliés !
Toujours
dangereux, ce désir de la pureté.
Comme
quoi, même dans sa propre mémoire
Evitant
toute philippique
Sans
juger ni méjuger
Il
faut savoir sans rémission
Sans
concession, discerner
Les
yeux dans les regards
Trop
souvent puants de l’Histoire
Savoir
et vouloir …y balayer.
Jean
Pierre Payen
9/11/2018

Commentaires
Enregistrer un commentaire