Le bon sens
Le
bon sens parfois est de faire table rase
Quand
il n’y a plus de bonnes solutions
De
ces projets bouts de ficelle qui embrasent
Et
pourquoi pas jusqu’à la dissolution.
Redéfinir
les règles qui tous nous rassemblent
Bâtir
un rêve qui serait notre Amérique
Elever
un nouveau phare qui nous ressemble
Plutôt
que de nous énerver à coups de trique.
Gouverner
un peuple c’est lui donner l’exemple.
Un
capitaine est le premier des matelots
Sur
son bateau, et quand la mer enfle plus ample
Lui
seul conserve la maitrise au sein des flots.
Que
nous est-il montré depuis plus de trente ans ?
Il
nous est donné à boire des particules
De
celles qu’on nous reproche d’entre les dents
De
n’avoir pas au nom, celles en molécules
Qu’on
nous oblige à avaler sans recourir
A
de quelconques procès en reconnaissance
D’abus
de pouvoir. Nous ne devons discourir
Jamais.
Accepter toujours souffrir en silence.
Il
nous est exigé d’adhérer au « pauv’ con »
Au
« coup de karcher » au Sofitel
du djazz bande
Aux
impôts différés, dissimulés, caf’conc
De
mensonges-capitaux et de maux en bande.
La
Présidence est un style de bienséance
Un
langage où la dignité joint la hauteur
Une
fermeté liant à la bienveillance
L’autorité
à l’intelligence du cœur.
L’audace
à gouverner réside dans le doute
Où
sont la réserve, la douceur, la question
La
joie qui anime à la foi qui déboute.
Consulter
coopérer avec distinction
Sont
à l’homme des tâches de haute prestance.
Esquisser
négocier partager engager
Sont
l’à-propos de la vertueuse élégance
Dégageant
la suffisance de l’enragé.
Au
mépris de la fonction est visé le titre
A
l’erreur de s’y tenir en goinfre bourgeois
On
accuse l’autre de ses défauts de pitre
On
pavane en bravache on brocarde en gaulois
On
joue le donneur de leçon. Premier de classe
On
persifle on nargue on se croit supérieur
Froid
du matin au soir on se regarde en glace
En
pleine République on joue haut Monseigneur
Et
si on écoute On n’admet pas la réplique.
Au
peuple à livrer une lutte sans merci
C’est
étrangler son moi au jeu d’une supplique.
Autant
commanditer l’incendie de Bercy !
JP
Payen
6/XII/2018 J-2
pour
le suivi avec « 4 morts de trop »

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