Depuis Clovis -Extrait 2-
Depuis
Clovis
Evènement
avènement
Roi
La première lignée de ceux qui
firent le pays de France débuta
Par ceux qui aux côtés des
Romains vainquirent Attila ;
Pris d’indépendance ils élurent
Mérovée, des francs le roi
Choisi parmi leurs membres et qui
prit, élevé au pavois
Tournai pour capitale. Ce
vaillant guerrier engendra
Childéric, lequel lui-même de son
sang éduqua
Clovis, vainqueur à Soissons de
Syagrius, alter ego, roi
Romain. Sa conversion au
catholicisme lui attacha
Le monde gallo romain que son
épouse Clothilde prépara.
La capitale des terres conquises
alors se déplaça
De Tournai à Paris tandis qu’à
Tolbiac s’engagea
La bataille qui défit les Alamans
et qu’à
Vouillé fut battu le Wisigoth
Alaric que rien ne ménagea
La Gaule ainsi fut conquise
hormis la Burgondie en son état
Qui demeura insoumise.
Le Regnum Francorum- Royaume Franc- chose promise
Est fondé. Clovis se pare de la
pourpre exquise
Porte le diadème du triomphe et
de la gloire acquise
Légitime, respecté par le Barbare
qui sans cesse tyrannise
A la frontière. Chef guerrier,
chef de clan qu’admet l’Eglise
Chef chevelu, roi élu par le
plaid que le rôle idéalise
Il a l’autorité du Père que son
élection symbolise
Il protège par la paix et la
justice par lui remise
Il sanctionne par l’amende
pécuniaire qu’il formalise
Ainsi, du roi franc, la trilogie
laquelle se pérennise :
Le mundium le bannum le wergeld, qui organise
Le roi ordonne, interdit,
contraint : il socialise
Les guerriers dont le lien
personnel avec lui centralise
Une relation forte, que renchérit
le serment qui fidélise ;
En contrepartie le cadeau en
parts de la terre conquise
Serment qui noue l’individu à la
fonction qui galvanise
Quelque que soit le roi qui par
le partage indemnise
Le lien, maintenu par le Serment.
Le pouvoir à la mort se partage
en terme équivalent
Entre chacun des fils. La part ne
demeure qu’un élément
D’une division, en aucun cas la
reconnaissance d’un pan
D’autonomie. Aussi pour Thierry,
Clodomir, et les suivants
Childebert et Clotaire ce fut
même combat, évidemment.
Et le palacium reste attaché au roi assurément :
Le Maire continue de diriger la
maison prestement.
Au connétable l’intendance de
l’armée, de son armement
Au sénéchal, doyen des
serviteurs, le ravitaillement
A la chancellerie, les sceaux du
roi et leur portement
Aux compagnons du roi d’assurer
les relais localement
Aux comtes de faire régner la
paix parmi ses gens
Chacun tenus aux labeurs dans les
pagus, respectivement
A eux l’administration militaire,
le recrutement
L’impôt à prélever, à comptabiliser
exactement
A l’application du mallus
comtal accusatoire diligent
Pour les crimes et délits que
commettent les impénitents
Hors les terres ecclésiastiques
qui ont droit de jugement
L’Eglise étant d’autorité.
Au seul tribunal royal les crimes
de lèse-majesté
Ceux de trahison, de désertion. A
l’accusé de prouver
Qu’il n’est pas coupable. Les
témoignages pour probité
Ou la preuve par tout moyen pour
rejeter l’infondé.
Si cela ne suffit demeure
l’ordalie par le feu par l’épée
Par le seul jugement de Dieu qui
par son seul fait
Détient à lui seul toutes nos
âmes en pleine propriété.
Dieu !celui qui voulut que
fut vainqueur à Vouillé
Le roi franc notre maître chef de
file de notre prospérité
Dieu ! Celui dont le nom par
Clothilde aussitôt prononcé
Fit d’elle une Sainte et nous
protégea de l’adversité.
L’évêque n’est-il pas celui qui
règne sur l’évêché
Où les âmes du pays sont
reconnues connues évoquées
Celui que l’on appelle pour
interpréter un songe où invoquer
Par son intercession le tout
puissant pour nous laver
De tous nos errements nous
blanchir de tous nos péchés
Nous amender, nous exorciser,
nous prémunir des satanités
Que ce monde cruel nous révèle
par ses calamités
De crues de maladies de famines
et d’infantile mortalité !
Dieu seul de nos âmes est
rédempteur.
Jusqu’au
sacre de Pépin
Pépin
dit le Bref
Pépin
le Bref
Francia
Née de compressions de glaciers et
de torrents
Fille de montagnes aux pentes
d’érection d’amas et de dépôts
Plateau du Lannemezan gigantesque
piémont soumis aux quatre vents
Terres incultes et stériles,
parsemé de bois et de taillis
coupés de marécages et de landes
Terrain calcaire, terre arable et
terre de tourbes
Pays d’arbustes à terre acide et pauvre
Terre de pins de
bruyères et de genêts
Terre de buis et
d’ajoncs ornant nombre d’étangs que les moines creusèrent
Pays de Dombes à
pente légère
Extrait 2
L’ Epopée Française : « FRANCIA » -Aux
croisées du Fer et de la Foi- 325 pages
En cliquant sur ce lien :
Poème épique comprenant les actions de la France au Moyen
Orient du XIème au XIIIème siècle.

Commentaires
Enregistrer un commentaire