Synode de Francia



Extrait 4 Francia

Un synode convoqué par le roi Robert le Pieux
Suite aux accusations
Du chevalier normand Arefat
De cet enseignement non conforme
A celui que professe l’Eglise
A l’encontre d’une douzaine de chanoines
Du chapitre cathédral d’Orléans
Dont Lisoie
Le chantre de sainte Croix
Etienne
Le confesseur de la reine Constance d’Arles
Fille du comte Toulouse Guillaume 1er
Aussi belle que cruelle paraît-il
La belle qui d’elle-même par plaisir
Aurait même crevé les yeux de son confesseur !
Réunit
Oury l’évêque d’Orléans
Gauzlin l’abbé de Fleury et archevêque de Bourges
Francon, l’évêque de Paris et chancelier du Roi
Guérin l’évêque de Beauvais
Liery l’archevêque de sens
Qui les juge hérétiques
Et les accuse de bogomilisme.

Menés hors de la ville
Enfermés dans une cabane en bois
Une première en la chrétienté médiévale
Les hérétiques vécurent le martyre…
…Brûlés vifs.

Jean, quel feu saint !

Dangereux de toucher à l’autorité
De remettre en cause celle de l’Eglise
De rejeter sa hiérarchie
De remettre en cause son fonctionnement
De toucher à ses richesses
De rejeter son établissement séculaire
Dangereux de toucher à l’Eglise
On risque de se brûler beaucoup plus que le simple doigt
Et qui n’est sûrement pas celui de Dieu.





1027
Avant de mourir le vizir, conseiller-ministre
Abu al-Kasim ibn al-‘Araf confesse
A Habus-ibn-Maksan roi du taïfa de Grenade
Qu’il doit ses succès à son secrétaire
Juif séfarade Samuel ibn Nagrela.

Habus élève Samuel à la dignité de vizir.


1030

A chaque fois que des pluies abondantes surviennent
Courant l’été
Le blé du grain, pourrit sur pied.

S’en suivit
Trois ans de famine
En Allemagne et en Francia
Où en Bourgogne d’après le moine Raoul Glaber
 - Rodulfus le Glabre dit le Chauve-
Religieux de l’ordre de saint Benoît
De l’abbaye Saint Germain d’Auxerre
Qui fut témoin de la famine
Lors qu’il était à l’abbaye Saint-Bénigne de Dijon
Des voyageurs étaient arrêtés puis par de plus robustes qu’eux
Enlevés puis tués puis leurs membres découpés « cuits au feu »
Avant que d’être mangés

Ou des enfants attirés en des lieux isolés
Par l’attrait d’un fruit ou d’un œuf
Se faisait étranglés puis leur chair transformée en pâté
Etait vendue à l’étal du boucher de Tournus
Qui surpris fut pris puis saisit puis
Brûlé vif fut.

Insupportable à l’esprit du 20 ème siècle qui en doute
Alors que dans les Andes nous fut en porté le témoignage
Par les rescapés d’un avion tombé
Alors que dans les Caraïbes ou en Afrique
Certains rituels furent de courantes manifestations
Dont Bokassa en fut l’expression.


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